8 trucs pour mieux manger au quotidien

8 trucs pour mieux manger au quotidien

Petites astuces qui vous permettent d’améliorer votre alimentation, et ce, sous toutes ses facettes. | Par Mélanie Marchand

Fines herbesOn entend souvent que pour bien manger, il faut lire les étiquettes des produits qu’on achète et décortiquer les listes d’ingrédients et les tableaux de valeurs nutritionnelles. Ce n’est pas faux, mais une saine alimentation, c’est bien plus que ça! Lors de La Grande Conversation DUX, la chef Mélanie Marchand a donné quelques trucs hyper simples à appliquer au quotidien, pour une alimentation qui vous rendra fier!

 

 

 

À l’épicerie

  • Être sélectif sur les produits à acheter. Par exemple, privilégier des huiles d’olive pressée à froid, ce qui n’entraîne pas d’altération de l’huile et lui permet ainsi de conserver toutes ses propriétés.
  • Oser essayer de nouveaux produits, pour varier votre alimentation. Par exemple, des flocons d’algues qui se conservent longtemps et qui viennent agrémenter autant les salades et les bols poké, que les omelettes et les sautés.
  • Choisir des éléments que vous aimez. Vous vous assurerez de les utiliser.

 

En cuisine

  • Prendre le temps de cuisiner des compléments de recettes et des bases. En préparant une grosse salade pendant que votre repas cuit, par exemple, vous aurez des accompagnements pour le reste de la semaine. Si vous faites cuire du riz, doublez la recette, il vous en restera pour un autre souper, ou pour un lunch.
  • Mettre votre pot d’herbes fraîches dans une assiette creuse ou un bol et arroser directement dans l’assiette ou le bol plutôt que directement dans le pot d’herbes fraîches, afin de bien nourrir les racines. Vos herbes resteront belles plus longtemps et vous éviterez de les perdre tôt en saison.

 

Pour limiter le gaspillage

Sirops maison

  • Zester les agrumes au complet. Laisser ensuite le zeste sécher dans un petit bol sur le comptoir pendant deux jours et le mettre ensuite en pot. Il peut être utilisé comme assaisonnement.
  • Récupérer le jus des agrumes dans un bac à glaçons et faire congeler. C’est parfait pour rafraîchir un verre d’eau, une limonade ou un jus de fruits, à siroter tranquillement au soleil.
  • Garder les fruits et légumes ramollis et vos épluchures pour faire des purées et sirops. Ils pourront ensuite être ajoutés à une eau pétillante, ou même à une vinaigrette, une soupe ou un gâteau, dépendamment de la saveur obtenue.

Et vous, quels sont vos trucs pour bonifier votre alimentation au quotidien? Consultez notre site web régulièrement pour y trouver d’autres trucs et astuces!

Caroline8 trucs pour mieux manger au quotidien

Mythes et réalités : coûts de l’achat local

Mythes et réalités : coûts de l’achat local

Acheter local, est-ce que ça coûte cher? On se penche sur la question | Par Mathilde Condrain-Morel

Mythe : Acheter local coûte cher.

Réalité :

Affirmer que l’achat local coûte cher aux consommateurs serait une conclusion plutôt hâtive. En effet, le calcul doit inévitablement prendre en compte la qualité du produit final, mais également des considérations qui vont au-delà d’un simple choix de consommation. De plus, ce mythe se déconstruit encore plus en saison, puisque la majorité des fruits et légumes produits au Québec vous coûteront moins chers que ceux importés. La production étant plus grande lors de certaines périodes clés, c’est l’occasion de faire le plein d’aliments d’ici.

Un juste prix

TomatesPour un aliment produit au Québec, il faut compter que chaque personne qui y travaille reçoit sa juste part et est payée équitablement. Déjà, c’est une facette du produit où il n’est pas possible de limiter les dépenses. Les agriculteurs et travailleurs embauchés ont des droits, et c’est un choix de société de privilégier l’humain sur le profit. Aussi, les aliments provenant du Québec sont produits en suivant un ensemble de réglementation et de normes qui peut également être coûteux à faire respecter. Ceci étant dit, ces normes sont mises en place pour assurer la qualité des produits pour le consommateur, et elles sont parmi les plus strictes au monde. Si vous choisissez un aliment étranger, vous n’êtes malheureusement pas assuré que celui-ci a été produit selon les plus hauts standards. Vous gagnez donc à choisir des aliments dont la production est faite dans le respect de votre santé et de l’environnement.

Il faut garder en tête que le prix payé à la caisse englobe des standards qui ne se limitent pas au goût et à la provenance du produit en question. La valeur ajoutée réside dans cet ensemble de valeurs qui, il est vrai, peut être difficile à quantifier. C’est une question de choix, mais il est important de connaître les différentes facettes de ce choix.

Un impact économique sur la région

L’impact de l’achat local va au-delà de son propre portefeuille. Encourager les producteurs d’ici favorise l’économie de la région dans laquelle ils évoluent et ces retombées peuvent aider une région à se vitaliser, notamment par la création d’emplois que la demande peut générer. Les dollars dépensés font donc beaucoup plus de chemin que ce que l’on peut penser. Ceci étant dit, privilégier le local à tout prix, notamment en alimentation, peut entraîner l’utilisation de plus d’intrants pour pallier des conditions parfois moins favorables, liées notamment à notre climat. Ces intrants, par exemple des engrais et fertilisants, des pesticides, des technologies favorisant la croissance, génèrent des coûts qui se reflètent dans des prix plus élevés. Le consommateur doit inévitablement payer une partie de la note. Dans un plus large spectre, l’achat de produits locaux a un impact sur les exportations et peut donc  entraîner des pertes économiques sur le long terme.

Fraises

Un panier qui passe le test!

L’équipe du Must a réalisé l’exercice de comparer les coûts d’un panier constitué exclusivement d’aliments produits ou transformés au Québec avec celui constitué de produits d’ailleurs. Le résultat risque de vous impressionner :

FRUITS ET LÉGUMES

Carottes de couleur
Champignons tranchés
Oignons rouges
Pommes de terre
Tomates sur vigne
Fraises
Pommes
SOUS-TOTAL QUÉBEC28,15 $
SOUS-TOTAL AILLEURS29,40 $
 

VIANDES ET SUBSTITUTS

Saumon fumé
Saucisses italiennes
Filet de porc
Poulet entier
Bacon
Jambon cuit tranché
Tofu
SOUS-TOTAL QUÉBEC54,86 $
SOUS-TOTAL AILLEURS49,81 $
 

ÉPICERIE

Pain tranché multigrains
Biscuits au beurre recouverts de chocolat au lait
Croustipains
Confiture de fraises
Soupe préparée Minestrone
Spaghettini
Sauce pour pâtes à la saucisse italienne
Cornichons sucrés
Bouillon de poulet
Huile d’olive extra vierge
Vinaigrette césar réfrigérée
Chocolat noir à 75 % de cacao
Miel
Barres tendres
SOUS-TOTAL QUÉBEC64,89 $
SOUS-TOTALE AILLEURS72,33 $
 

JUS ET BOISSONS

Café espresso moulu
Thé vert biologique
Jus d’orange et mangue
Jus de canneberge
Boisson de soya
Eau pétillante
SOUS-TOTAL QUÉBEC37,12 $
SOUS-TOTAL AILLEURS36,14 $
 

PRODUITS LAITIERS

Beurre
Fromage à tartiner
Cheddar doux
Fromage bleu
Féta
Yogourt grec
Yogourt à boire
SOUS-TOTAL QUÉBEC39,88 $
SOUS-TOTAL AILLEURS42,93 $
 

PRODUITS CONGELÉS

Crème glacée
Pizza
SOUS-TOTAL QUÉBEC13,55 $
SOUS-TOTAL AILLEURS13,48 $
GRAND TOTAL QUÉBEC237,45 $
GRAND TOTAL AILLEURS244,09 $

 

L’achat local est-il coûteux? Comme vous pouvez le constater, la réponse est plus complexe qu’il n’y paraît et mérite qu’on s’y attarde. Par contre, de nombreuses conceptions erronées persistent et doivent être observées de plus près afin de détruire les mythes qui s’y rattachent. Finalement, il revient à chaque personne de décider quel impact a le plus de valeur à ses yeux pour faire un choix éclairé qui correspond à ses convictions.

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1 aliment, 3 façons : l’asperge du Québec

1 aliment, 3 façons : l’asperge du Québec

Réinventer, réinterpréter, redécouvrir, plusieurs synonymes qui devraient vous faire aimer notre chronique! | Par Mathilde Condrain-Morel

Élégante et élancée, goûteuse et vitaminée, l’asperge du Québec refait son apparition dans nos assiettes! Pour vous donner une dose d’inspiration et pour vous inciter à l’ajouter à vos repas, on vous présente trois façons différentes de cuire l’asperge.

  1. VAPEUR

La cuisson vapeur de l’asperge se fait rapidement et a l’avantage de limiter la destruction des vitamines et l’altération de cet aliment délicat. Comme il n’est pas nécessaire d’ajouter un corps gras pour cette cuisson, vous bénéficierez d’un légume craquant et léger, dont la teinte verte éclatante vous fera envie!

  1. GRILLÉE

Faire griller les asperges, c’est leur conférer un petit goût fumé et une rondeur bien agréable. Vous pouvez parer vos asperges, les huiler, les assaisonner et les étaler sur une plaque à cuisson que vous enfournerez pendant 10 minutes en sélectionnant l’option « gril » de votre four. Toutefois, en saison estivale, la cuisson sur le barbecue vous évitera de surchauffer votre cuisine. Un petit truc : piquez vos asperges sur des bâtons à brochettes pour faciliter la manipulation et éviter des les perdre entre les grilles du barbecue.

Plaque-repas

3. EN PAPILLOTE

Ici, vous obtiendrez une asperge plus juteuse et charnue, gorgée des saveurs de votre papillote. Pour créer celle-ci, vous pouvez utiliser du papier d’aluminium, mais c’est aussi possible d’utiliser une alternative végétale, comme des feuilles de chou ou de poireau. Ajoutez de l’eau ou du bouillon que vous aurez assaisonné avec les aromates de votre choix.

Bonne dégustation!

Caroline1 aliment, 3 façons : l’asperge du Québec

Entreprise à découvrir : Les Aliments Faita-Forgione

Entreprise à découvrir : Les Aliments Faita-Forgione

Porte-parole pour IGA dans la campagne Bien manger depuis 4 ans maintenant, c’est tout naturellement qu’à la fin 2016, Stefano Faita, flanqué de son associé Michele Forgione, accepte de se lancer dans la grande aventure des sauces tomates!

Ce n’est pas d’hier que Stefano Faita baigne dans la sauce. « Avant d’être restaurateur, j’ai travaillé à la Quincaillerie Dante avec ma mère pendant douze ans, on donnait des cours de cuisine. À chaque été, pendant le Festival des récoltes au Marché Jean-Talon, on avait un kiosque où l’on montrait aux gens comment mettre les tomates en pots. Beaucoup de gens voulaient simplement acheter nos tomates et, à chaque année, je disais à ma mère que nous devrions vendre des pots de tomates. »

Stefano FaitaLorsqu’un jour une responsable du marketing chez IGA lui lance la proposition de créer des sauces à son nom, le restaurateur est aussitôt interpellé par le projet. La priorité pour le tandem Faita-Forgione était d’abord de pouvoir émuler les sauces que faisaient leurs grands-mères en Italie et de les offrir sur les tablettes. « Nous ne voulions pas d’un produit réfrigéré. Il fallait créer des sauces typiquement italiennes à conserver dans le garde-manger, comme nos fameuses conserves de tomates que l’on fait depuis toujours. On a fait des recherches et IGA a identifié des entreprises qui pouvaient fabriquer nos sauces en grande quantité et, de fil en aiguille on a trouvé un manufacturier avec qui on avait un fit. Tout comme nous, ils étaient prêts à prendre un risque. »

Le souhait était clair : réaliser un produit entièrement naturel, sans agent de conservation, sans sucre et sans eau ajoutée. Il a fallu neuf mois pour élaborer les quatre premières saveurs : tomate-basilic, marina, arrabiata et rosée et c’est le 28 août 2017 que les premiers pots font leur apparition sur les tablettes.  Au même moment, les associés fondent Aliments Faita Forgione, une entreprise dédiée à la commercialisation des sauces Stefano ainsi que de tous les autres produits à venir de la marque.

 Se démarquer en épicerie

 « Nous voulons offrir des produits qui font une différence et montrer aux gens qu’on peut acheter de bonnes choses faites dans les règles de l’art en épicerie. C’est la promesse de notre marque et ça va toujours l’être. » Pour Stefano Faita, il est non seulement important de commercialiser des produits à valeur ajoutée, mais également de garantir que ceux-ci respectent en tout point l’essence de sa marque personnelle. « Je goûte à absolument tout avant que les produits n’arrivent sur les tablettes. »

Les deux associés ont travaillé à bâtir l’identité de marque et les emballages pour qu’ils soient en accord avec ce que représente la marque Stefano. «Tout ce qu’il y a sur les pots traduit ce qu’on veut évoquer, ce sont les valeurs auxquelles nous tenons Michele et moi. C’est simple et c’est bon. Un produit clean label et accessible. » Le succès est d’ailleurs au rendez-vous! Au début du mois de juin dernier, une nouvelle gamme de 4 sauces a été lancée : à la viande, aux saucisses et champignons, une sauce à pizza et une Alfredo. « Ça a pris un tournant inespéré, je remercie le Québec de nous avoir adopté. Nous n’aurions jamais cru à un tel succès! »

Et ça continue! Vous avez probablement déjà observé l’arrivée des pizzas Stefano au rayon des surgelés de votre épicerie, lesquelles sont déjà très populaires. Notre petit doigt nous dit que la gamme n’a pas finie de s’élargir!

CarolineEntreprise à découvrir : Les Aliments Faita-Forgione

Les deux côtés de la médaille de : l’achat local

Les deux côtés de la médaille de : l’achat local

L’achat local est sur toutes les lèvres. Il s’agirait d’une solution pour diminuer notre impact environnemental. Mais l’est-ce réellement? Pour vous faire une opinion éclairée sur le sujet, voyez les deux côtés de la médaille. | Par Mathilde Condrain-Morel

 D’abord, il faut savoir que la notion d’achat « local » peut prendre plusieurs formes et n’est pas la même pour tout le monde. Acheter local, est-ce acheter un produit dont la distance nous en séparant est moindre? Est-ce se fier à l’origine d’une entreprise ou plutôt à l’emplacement de son siège social? Finalement, acheter un produit de l’Ouest canadien, est-ce mieux que d’en choisir un produit au Sud de notre frontière et qui a parcouru moins de kilomètres?

Malheureusement, il n’y a pas de réponse définitive à ces questions et votre manière d’acheter local dépendra également de vos préoccupations premières, qui peuvent être d’ordre environnemental ou économique, entre autres. Voici tout de même quelques points généraux sur l’achat local qui vous offrent les deux côtés de la médaille de cette tendance grandissante.

 AVANTAGES

  • Meilleur pour l’environnement

Deux côtés de la médaille: Achat localLes produits dits locaux ont généralement parcouru moins de kilomètres pour se rendre jusqu’à nous. Ceci permet donc de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport et à la réfrigération des camions. Considérant que la distance moyenne parcourue par les produits alimentaires en Amérique du Nord est de 2 600 km, réduire au maximum cette distance peut limiter considérablement les émissions de GES.

  • Favorise l’économie

En encourageant nos producteurs et nos transformateurs, on contribue à la santé économique de la province ou du pays. On aide à créer de l’emploi, à dynamiser les régions et à occuper le territoire en le rendant attrayant. Pascale Tremblay, agronome et présidente-directrice générale de CARTV, reconnaît le savoir-faire agricole et agro-alimentaire du Québec et estime qu’il a une valeur à l’étranger. Son plaidoyer est clair : « Favorisons une agriculture et reconnaissons son apport pour ce qu’elle apporte en environnement, en innovation. Démarquons-nous avec des produits d’exception. »

  • Contrôle de la qualité

Selon Marie Beaudry, directrice générale d’Aliments du Québec, les normes canadiennes et québécoises sont parmi les plus sévères au monde. Lorsqu’on fait le choix d’un produit local, on est donc assuré que de hautes exigences ont été rencontrées et qu’on se procure alors un produit de meilleure qualité.

Deux côtés de la médaille: Achat local

INCONVÉNIENTS

  • Pire pour l’environnement, en basse saison

Produire des aliments en hiver au Québec nécessite beaucoup plus d’énergie que de le faire dans des régions où le climat est propice à cette production. Une majorité des émissions de CO2 proviendrait d’ailleurs de la production et non du transport. La solution pourrait se trouver dans la production à grande échelle et dans l’exportation. C’est le point de vue de Pierre Desrochers, professeur à l’Université de Toronto Missisauga, dont le discours est simple : « Spécialisons-nous dans ce qu’on fait de mieux, et exportons. » Son ouvrage, The Locavore’s Dilemma : In Praise of the 10,000-mile Diet, prône d’ailleurs l’achat d’aliments locaux en saison seulement.

  • Le manque de variété

Malheureusement, encore une fois à cause de notre climat, l’achat local réduit la variété des produits offerts, surtout hors-saison. S’approvisionner de façon locale nécessite des sacrifices et la diversité fait souvent partie du lot. Or, une variété des produits aide à faire diminuer le coût du panier d’épicerie.

 

Au final, acheter local est devenu un enjeu social qui se traduit par un engagement plus ou moins grand selon nos valeurs, mais également nos besoins. Les mots d’Isabelle Marquis, consultante en communication et marketing alimentaire, résument bien ce que manger local peur représenter : « La valeur de manger local revient à l’ensemble de l’œuvre. On doit continuer à mettre en valeur l’expertise, la spécificité et ce que notre sol, notre environnement et notre savoir-faire ajoutent à un aliment produit ici. Il faut s’ouvrir à tous ces éléments pour voir la qualité du produit et identifier les volets humains et de plaisir qui s’y rattachent. Il y a clairement une dimension culturelle à l’achat local. »

Et vous? Quel choix faites-vous ?

CarolineLes deux côtés de la médaille de : l’achat local

L’assiette entre nos mains

L’assiette entre nos mains

Le monde des innovations bouillonne pour valoriser nos aliments et, au final, nous aider à manger mieux. Aperçu de trois initiatives, gagnantes des Grands Prix DUX 2019, permettant de mieux comprendre et connaître ce que l’on met dans notre assiette. | Par Catherine Lefebvre, nutritionniste

Il est bien connu que la traçabilité des aliments qui composent notre assiette est un allié précieux pour savoir d’où proviennent nos aliments, qui les a produits et comment ils ont été cultivés. Cela nous permet non seulement de leur accorder d’autant plus de valeur, mais aussi de les choisir avec grand soin pour le bien de notre santé, de l’environnement et des gens qui nous nourrissent. Tel que vu dans le magazine LE must, voici trois initiatives qui abondent dans ce sens.

Poussés par un vent de changement

Un peu partout au pays, des agriculteurs et des éleveurs transforment notre système alimentaire, de manière à nous rapprocher de la terre de chez nous et de reconnaître davantage tout le travail qui se cache derrière les aliments que nous mangeons chaque jour. Du même coup, cela nous invite chaleureusement à choisir leurs produits ou à parler de leur projet pour encourager leur démarche et réfléchir à nos propres choix alimentaires.

Élevé par un producteur canadien

Élevés chez nous, pour nous

Comme nous avons pu le constater aux Grands Prix DUX de cette année, des programmes existent et se démarquent pour assurer la traçabilité des élevages. C’est le cas du programme Élevé par un producteur canadien, des Producteurs de poulet du Canada, gagnant du prix Producteur. Le programme a son propre logo qui permet aux consommateurs de s’assurer de la provenance du poulet qu’ils achètent et de confirmer que celui-ci est élevé selon des normes strictes, basées sur les normes de pratiques élevées du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage (CNSAE). Il n’y a pas si longtemps, il était presque impossible de connaître la provenance et la méthode de pêche d’un poisson, par exemple. La traçabilité a fait un pas de géant dans ce secteur au cours des dernières années. Et c’est tant mieux !

Des leçons de jardinage

À plus petite échelle, une bonne façon de comprendre l’importance de l’agriculture est d’avoir les mains dans la terre. Il n’est donc pas étonnant de voir pousser de nombreux projets d’éducation en alimentation et en agriculture urbaine dans les établissements scolaires. Prenons l’exemple de la Techno-ferme du Collège Villa Maria à Montréal, qui a remporté le Grand prix DUX
2019 de l’Entreprise non alimentaire – Institution dans la catégorie Projets.

L’idée est pleine de sens. La Techno-ferme comprend des lopins de jardin, des installations agricoles expérimentales et un programme de compostage. L’espace permet aussi d’intégrer des notions de science et de technologie enseignées dans les cours théoriques. Quoi de plus valorisant que de manger des aliments frais et locaux qu’on a fait pousser soi-même ? Et en plus de promouvoir de saines habitudes alimentaires chez les adolescents, l’initiative se donne comme objectif de partager avec la communauté en distribuant une partie des récoltes aux banques alimentaires avoisinantes. Voilà une belle leçon d’économie circulaire !

Joindre l’utile au cultivable

Le projet d’agriculture périurbaine Cultiver l’Espoir de l’organisme Regroupement Partage met à profit des terres cultivables non ou sous exploitées en faisant appel à de jeunes décrocheurs en réinsertion sociale. Résultat ? Ils ont produit pas moins de 120 tonnes de légumes racines biologiques ! Ainsi, un peu plus de la moitié (55 %) des choux, des carottes et des rutabagas récoltés ont été distribués dans les banques alimentaires avec lesquelles l’organisme collabore. Le reste des récoltes a été vendu en épicerie à un prix similaire à celui des mêmes légumes non biologiques. Sans surprise, ce projet est avantageux à plusieurs égards. Il permet notamment de :

  • nourrir 60 000 familles montréalaises dans le besoin
  • favoriser l’accès à des aliments biologiques et locaux
  • protéger des terres agricoles et ainsi améliorer l’autonomie et la souveraineté alimentaire des Montréalais.
  • encourager les consommateurs à cuisiner les légumes racines, des dégustations sont proposées aux bénéficiaires des banques alimentaires partenaires.

Pour la saison 2019, la superficie de la culture a été augmentée et un quatrième légume a été ajouté : la betterave biologique.

CarolineL’assiette entre nos mains

Programmation de La Grande Conversation

Programmation de La Grande Conversation

Marie-France BazzoLa Grande Conversation DUX a lieu dans moins d’un mois et la programmation a enfin été dévoilée! Vous ne voulez pas manquer cet événement, animé par Marie-France Bazzo, où vous aurez l’heure juste sur les grands enjeux touchant votre alimentation.

Voici donc à quoi ressemblera cette journée riche en discussions :

 

 

 

 

9 H 00 | CONFÉRENDE D’OUVERTURE

BLOC 1 : LE PANIER D’ÉPICERIE DÉMYSTIFIÉ

9 H 30 | Les produits industriels transformés : la fin de l’authenticité?

10 h 10 | Étiquettes et listes d’ingrédients : que nous apprennent-elles?

11 h 10 | La valeur des aliments : réelle, perçue et méconnue!

12 h 00 | DÉMO CULINAIRE

BLOC 2 : LE CORPS A SES RAISONS QUE LES TENDANCES IGNORENT

13 H 00 | Besoins et fonctionnement de notre corps : sommes-nous déconnectés?

14 h 00 | Le Guide alimentaire canadien au quotidien

BLOC 3 : L’AVENIR DE LA PLANÈTE DANS NOTRE ASSIETTE

14 h 30 | Les impacts de l’alimentation sur l’environnement : quelles pistes privilégier?

15 h 20 | L’achat local : mieux le comprendre

16 h 10 | Les emballages alimentaires : un mal nécessaire?

CarolineProgrammation de La Grande Conversation

Mieux comprendre l’alimentation

Mieux comprendre l’alimentation

Ces outils de communication ont tous un point commun : ils permettent à ceux qui les consultent d’en apprendre davantage sur l’alimentation et de développer des connaissances accrues à ajouter dans leur assiette.

Gagnant | Grands Prix DUX 2019

Plus de légumes, par Les Éditions La Presse est un livre proposant 120 recettes inspirantes et qui, comme son nom l’indique, donnent envie de découvrir et de manger plus de légumes. Pour une rare fois en cuisine, les légumes sont les vedettes et les protéines sont les accompagnements.

Gagnant | Grands Prix DUX 2019

Cuisinon en famille 2018 (#AmusonsNous), par Les Producteurs laitiers du Canada incite les parents québécois à faire participer leurs enfants dans la préparation des repas, un élément clé dans la promotion d’une saine alimentation. L’idée est de fournir des outils pratiques et concrets afin que les familles puissent cuisiner ensemble de façon nutritive.

Gagnant | Grands Prix DUX 2019

Série “La meilleure diète?!”, par Cynthia Marcotte Nutritionniste est une série de vidéos présentées sur YouTube visant principalement les personnes âgées de 18 à 40 ans préoccupées par leur poids et leur alimentation. La nutritionniste Cynthia Marcotte y analyse toutes sortes de diètes en les testant elle-même afin d’éclairer ses abonnés sur le sujet.

Finaliste | Grands Prix DUX 2019

Un trio gagnant pour l’alimentation de l’enfant : parent, éducatrice, enfant, par Extenso, centre de référence en nutrition est un livre numérique qui remet doucement à l’ordre du jour des responsabilités parentales en lien avec l’alimentation de l’enfant. Avec une qualité de contenu impressionnante, ce livre crée un dialogue et véhicule une belle mission grâce à une approche humaine et simple.

Gagnant | Grands Prix DUX 2019

Éveillez votre p’tit gourmet, par Provigo s’est donné l’objectif d’éduquer les enfants sur la saine alimentation. En impliquant les enfants dès leur jeune âge, on sensibilise toute une génération à l’importance de cet objectif et, dans ce contexte, Provigo a ainsi agi à titre de facilitatrice.

Gagnant | Grands Prix DUX 2019

Viens manger! Trucs et recettes rusés, par l’Université de Montréal est un livre numérique et gratuit, dont le contenu aborde l’importance à accorder à l’alimentation en tenant compte de ressources financières limitées, comme c’est le cas des étudiants qui sont particulièrement ciblés par cette publication. L’ouvrage est en harmonie avec une approche soutenant le développement durable et valorise donc l’acte de cuisiner.

Finaliste | Grands Prix DUX 2019

Explique-moi… les aliments, par Éditions Auzou est un ouvrage offrant des réponses à de multiples questions portant sur l’alimentation et le corps humain, sur la chimie en cuisine ou sur les techniques de préparation, entre autres. Il s’agit d’un outil éducatif et pertinent qui amène les jeunes à s’intéresser à l’alimentation.

Finaliste | Grands Prix DUX 2019

La cuisine de Jean-Philippe, par Éditions Cardinal, c’est cent recettes délicieuses, réconfortantes et faciles à réaliser ! Le livre présente brièvement certains aliments essentiels au garde manger végan ainsi qu’une liste d’équipements de base proposée par le chef.

Finaliste | Grands Prix DUX 2019

Ménager la chèvre et manger le chou, par Éditions La Semaine est un livre portant sur l’impact de l’alimentation végétale sur la santé et celle de la planète. On y décrit l’impact de cette alimentation sur les risques de maladies chroniques, mais également sur les changements climatiques.

Finaliste | Grands Prix DUX 2019

Savoir quoi manger – Enfants, par Les Publications Modus Videndi est un livre sur les problèmes d’appétit aux caprices à table, en passant par la préparation des lunchs, les allergies et les intolérances alimentaires, on y trouve des recommandations simples et des conseils pratiques qui prouvent que bien manger, c’est plaisant et que ça s’apprend progressivement.

Finaliste | Grand Prix DUX 2019

Arrive en campagne, Par Coco.TV Créations Inc. est de faire valoir les produits du Québec, l’univers agricole, et d’éduquer la population sur ce qu’elle retrouve dans son assiette pour l’encourager à acheter des produits locaux. On y présente des façons de faire de meilleurs choix alimentaires pour privilégier les producteurs québécois.

Finaliste | Grands Prix DUX 2019

Campagne Rachelle Béry – Automne 2018, par Sobeys met de l’avant les avantages de manger de façon biologique et locale ainsi que la grande variété de produits disponibles chez Rachelle Béry. Elle valorise une saine alimentation passant par des aliments de qualité et certifiés, le tout grâce à un message très efficace.
CarolineMieux comprendre l’alimentation

L’économie de l’érable

L’économie de l’érable

Le Québec est reconnu pour sa production acéricole de qualité et, dès que le printemps se pointe le bout du nez, l’or blond est sur toutes les lèvres; au sens propre comme au figuré! | Par Mathilde Condrain-Morel

L’industrie de l’érable fait couler bien plus que de la sève au Québec. En effet, elle constitue un moteur économique important, et ce, à travers toute la province. En l’espace d’une génération, les producteurs acéricoles ont apporté de grands changements à leur système de production et les résultats sont au rendez-vous!

Des réalisations d’envergure

Pour mieux comprendre ce qui a été accompli par l’industrie acéricole, l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) a résumé ces réalisations dans une étude récente :

  • Passer d’une activité économique d’appoint à un secteur économique à part entière
  • Professionnaliser le métier d’acériculteur
  • Augmenter de manière raisonnée la production
  • Améliorer la qualité du produit, innovation et développement des marchés
  • Régulariser le prix du produit

 

Les faits montrent que l’arrangement institutionnel actuel a permis de réunir les conditions pour que l’économie de l’érable du Québec relève le nouveau défi de la demande agroalimentaire mondiale

– François L’Italien, chercheur à l’IREC et auteur de l’étude

Un quasi monopole planétaire

Si vous doutiez de l’importance du sirop d’érable et de son poids dans l’économie québécoise, voici quelques données qui devraient vous démontrer l’ampleur de cette production :

  • Le Québec produit 72 % du sirop d’érable de la planète
  • Le sirop d’érable d’ici est exporté dans une soixantaine de pays
  • D’ici cinq ans, les Producteurs et productrices acéricoles du Québec prévoient vendre 185 millions de livres de sirop d’érable
  • Pour la saison 2019, environ 48 millions d’entailles permettront de produire 140 millions de livres de sirop d’érable

 

Le sirop dans vos cuisines

En plus d’être bon pour l’économie québécoise, le sirop d’érable se taille une place de choix dans la préparation de vos recettes. Comme tout autre sucre, il est préférable de le consommer avec modération, mais il n’en demeure pas moins que le sirop d’érable contient plusieurs vitamines et minéraux. D’ailleurs, une portion de 60 ml de sirop d’érable comble 72 % des besoins nutritionnels quotidiens en manganèse, 27 % en riboflavine, 17 % en cuivre et 6 % en calcium.

Bon à savoir : Le sirop d’érable pur à 100 % contient 67 polyphénols différents, dont 9 qui lui sont propres.  D’ailleurs, une entreprise d’ici a mis au point un procédé permettant d’extraire l’eau et le sucre du sirop d’érable afin d’en conserver un produit plus riche en antioxydants, en phénols et en minéraux. C’est comme obtenir un concentré du meilleur du sirop d’érable!

CarolineL’économie de l’érable

La Grande Conversation DUX approche!

La Grande Conversation DUX approche!

Le monde de l’alimentation est semé d’avis contradictoires et d’incompréhension mutuelle entre l’industrie et le consommateur. Perdus? L’heure est venue d’y voir plus clair. | Par Mathilde Condrain-Morel

À l’ère où tout le monde peut se prononcer sur absolument tout grâce aux médias sociaux, il devient difficile de cerner les sources fiables sur un sujet aussi vaste que celui de l’alimentation. Santé, modes de vie et aspirations viennent s’entrechoquer pour nous laisser, la plupart du temps, perdus face aux choix concrets qu’il faudrait faire pour aller dans la bonne direction.

L’alimentation, au cœur de nos préoccupations

L’alimentation occupe plus que jamais une place importante dans notre quotidien, mais également pour notre futur. Nos choix alimentaires ont un impact sur notre santé et sur celle de notre planète. Au casse-tête de l’épicerie, s’ajoute aussi notre rythme de vie effréné, où le travail et les obligations familiales et personnelles s’enchaînent.

Sensible aux préoccupations quotidiennes des québécois sur leur alimentation, que ce soit les aliments ultratransformés, les résidus de pesticides, le suremballage, les fraudes alimentaires, le prix des aliments, ou le gaspillage alimentaire, l’équipe de DUX a mis sur pied la Grande Conversation.

 

Prendre le temps de se parler

La Grande Conversation DUX, comme son nom l’indique, offre l’occasion de discuter de ces grands enjeux en compagnie d’experts du milieu. L’événement d’une journée sera une sorte d’immense table ronde. La grande particularité  toutefois, c’est que les consommateurs siégeront eux aussi à la table et auront voix au chapitre. Vous pouvez également venir assister à cette table ronde en temps que spectateur et apprendre de ces échanges qui seront forts enrichissants. Une occasion unique d’échanger avec les producteurs, les transformateurs, les nutritionnistes et les chefs qui travaillent chaque jour à constituer votre assiette.

Pour rallier les contraintes de l’industrie aux attentes du consommateur, rien de mieux qu’une grande table ronde où chacun peut poser ses questions et mieux comprendre la réalité de l’autre. Un échange riche et constructif pour avancer main dans la main, plutôt que de dépenser son énergie à s’opposer aux points de vue divergents. Vous partirez de l’événement avec une meilleure compréhension de l’industrie et des informations justes et claires pour améliorer votre alimentation au quotidien. D’un autre côté, l’industrie aura eu l’occasion d’entendre vos préoccupation et pourra alors s’atteler à développer de nouveaux produits répondant encore davantage à vos attentes.

 

Beaucoup plus qu’une discussion

Évidemment, l’idée n’est pas de discuter pendant huit heures de temps. Dégustations, ateliers et conférences sont aussi au menu! La programmation complète ainsi que la liste des invités spéciaux seront dévoilées sous peu, mais attendez-vous à y rencontrer ceux qui s’affairent à changer le monde de l’alimentation, un plat à la fois!

CarolineLa Grande Conversation DUX approche!