Les légumineuses, on en met partout !

Les légumineuses, on en met partout !

Hyper nutritives, bon marché et offrant une infinie palette de saveurs pour des recettes salées ou sucrées, les légumineuses prennent de plus en plus de plus de place dans nos assiettes… même si elles restent encore parfois des mal-aimées de notre garde-manger. | Par Sophie Suraniti

Au Québec, on dénombre plus d’une vingtaine de variétés de légumineuses, que l’on range en trois grandes catégories : fèves et haricots secs, lentilles et pois secs. Elles s’achètent fraîches, surgelées, sèches ou en conserve. C’est surtout sous ces deux dernières formes qu’on les trouve à l’épicerie. Vous désirez plus de choix ? Notez que les épiceries ethniques et d’aliments naturels proposent plus de variétés que les traditionnels supermarchés.

5 conseils pour faire plus de place aux légumineuses

  1. Ne pas rester sur une mauvaise expérience gustative ou sensorielle ! La couleur et l’aspect influencent beaucoup (les blancs passent souvent mieux que les foncés). Persévérez car les études scientifiques le prouvent : il faut en moyenne 10 à 20 « expositions » pour apprivoiser un aliment. Que l’on soit adulte ou enfant !
  2. Combiner les légumineuses avec la viande pour faire une transition en douceur. Des compromis du type chili con carne (haricots rouges/viande de bœuf haché), couscous (agneau/pois chiches) fonctionnent parfaitement. Incorporer les légumineuses en petite quantité, et fréquemment : un peu de lentilles dans une sauce à spaghetti, une poignée de haricots rouges dans une soupe aux légumes…
  3. Les légumineuses en boîte sont déjà cuites, ce qui facilite grandement leur utilisation. Il suffit de les rincer plusieurs fois sous l’eau froide dans une passoire. Ce rinçage est important car il permet d’enlever le sel ainsi que la petite couche « gélatineuse » présente sur la légumineuse, responsable des effets de flatulence. Égoutter les légumineuses puis les ajouter comme indiqué dans la recette.
  4. Certaines légumineuses (trop) bon marché peuvent se présenter toutes ratatinées, voire à moitié en bouillie ! Réservez-les pour des préparations écrasées (trempette, purée…). Si vous les servez entières, 50 cents ou 1 dollar de plus feront parfois toute la différence ! Quant au liquide de trempage généralement très salé, sachez que l’on trouve désormais sur les tablettes des épiceries certains produits sans sel ajouté.
  5. Variez les couleurs et textures des légumineuses dans un même plat : un chili aux fèves noires et rouges est plus appétissant !

FRAÎCHES

L’avantage des légumineuses fraîches ? Aucun trempage avant de les cuire puisqu’elles sont déjà gorgées d’eau ! Il est possible de les congeler. On les blanchit 5 minutes, on les égoutte et on laisse refroidir avant de les mettre en sac. Les durées de cuisson dépendent de la variété de légumineuses, de l’endroit et du sol où elles ont poussé.

SÈCHES

Souvent moins chères à l’achat, il faut les tremper avant de les cuisiner. Le trempage permet de les réhydrater, de conserver les vitamines et minéraux présents dedans et de réduire le temps de cuisson, ainsi que les effets de flatulence. Inutile cependant de faire tremper les lentilles, les pois cassés, les haricots mungo et adzuki, en raison de leur petite taille. À l’achat, les choisir intacts, fermes, lisses, d’une belle couleur et brillance (gage de fraîcheur et de rotation des stocks chez l’épicier). On les conserve dans des contenants étanches, au frais et au sec. Les consommer l’année de leur achat est l’idéal – sinon elles seront plus longues à cuire (réhydratation difficile après un trop long entreposage).

Trier, rincer et tremper

Enlever les saletés, les petits résidus et jeter celles qui sont abîmées. Les rincer plusieurs fois sous l’eau claire, dans une passoire. On fait tremper – durant environ huit heures – le matin ou le soir, selon son horaire. Puis on fait cuire dans une nouvelle eau (trois fois leur volume) ; la durée de cuisson est en fonction de la variété, de la fraîcheur et de la taille de la légumineuse. Les légumineuses sont cuites lorsqu’elles s’écrasent facilement à la fourchette.

Congeler

La congélation est une bonne manière d’avoir des légumineuses sous la main en tout temps, puisqu’elle nous évite d’avoir à passer par les étapes de trempage et de cuisson. Une fois les légumineuses cuites et égouttées, on les laisse refroidir et on congèle en portions pratiques (selon la taille de la famille). Une fois cuites et égouttées, les légumineuses se conservent dans un contenant hermétique 5 jours au réfrigérateur et jusqu’à 6 mois au congélateur.

Trempage « accéléré »

Il est possible de réduire le temps de trempage : mettre les légumineuses et l’eau froide dans une casserole, porter à ébullition 2 minutes, couvrir, retirer du feu et laisser reposer 1 heure jusqu’à gonflement. On peut aussi les cuisiner à l’autocuiseur, ce qui réduit considérablement le temps de cuisson. Mais attention : ces protéines ont tendance à « mousser » lors de la cuisson!

EN CONSERVE

Même si les légumineuses sèches ont une saveur et une texture plus intéressantes, celles en conserve sont idéales pour s’initier et débuter ! La nutritionniste Geneviève O’Gleman ne tarit pas d’éloges pour ces petites boîtes qui nous simplifient la vie en cuisine. Sans compter que leur apport nutritionnel est équivalent, même sous cette forme !

Des façons inusitées de cuisiner les légumineuses

Au-delà du sempiternel chili, des burritos ou du houmous, il existe une foule de manières inusitées de savourer des légumineuses. Réduites en purée et aromatisées, les fèves blanches et edamame peuvent servir de base pour une fantastique trempette, elles peuvent aussi être ajoutées à un risotto ou à des biscuits. Les lentilles peuvent être intégrées à des croquettes ou à une collation sans arachides. Les fèves noires peuvent trouver refuge dans des brownies et les gourganes, ces légumineuses québécoises, peuvent remplacer les pétoncles dans des coquilles St-Jacques. Bref, la seule limite – ou presque – semble être votre imagination !

DES PETITS TRUCS Pour digérer plus facilement, limiter les ballonnements

  • Jeter le liquide de trempage des légumineuses en conserve qui contient des sucres fermentescibles et beaucoup de sel. Bien rincer.
  • Fréquence et petite quantité : deux règles à mener de front pour les intégrer sans soucis dans son alimentation ! Notre flore intestinale doit s’habituer.
  • En plus de les rendre savoureuses, les aromates facilitent la digestion des légumineuses. Un oignon piqué de clous de girofle ajouté à l’eau de cuisson, du cumin, du romarin, de la sauge, du thym, de la sarriette…
  • Au début, éviter les recettes qui combinent légumineuses et choux (ou brocolis).
  • Comme le sucre favorise la fermentation dans l’intestin, éviter de terminer un repas composé de légumineuses avec un dessert très sucré. Ou le consommer plus tard.

+ À SAVOIR

Selon le Guide alimentaire canadien, 175 ml (¾ tasse) de légumineuses cuites correspondent à une portion de viande ou de poisson d’environ 75 g. Notez que les protéines des légumineuses ne possèdent pas tous les acides aminés essentiels. D’où l’importance de les combiner pour avoir un apport complet.

 

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Quelle est la signification du « ET/OU » dans une liste d’ingrédient?

Quelle est la signification du « ET/OU » dans une liste d’ingrédient?

« Pourquoi est-ce qu’on retrouve un et/ou dans les listes d’ingrédients d’un produit? »

La raison

« Le « et/ou », c’est que la formule alimentaire peut varier légèrement, et on essaie d’ajuster les proportions selon le coût des matières premières pour vous offrir toujours le produit au meilleur coût possible. Donc, c’est juste des ajustements. Pourquoi on est obligé de mettre « et/ou » ? C’est que les ingrédients sont en ordre de grandeur, et donc il peut arriver qu’il y ait un petit peu plus de bœuf ou un petit peu plus de porc, juste pour vraiment ajuster le coût. » – Sylvain Fournaise, VP en Sécurité alimentaire et Services techniques chez Olymel,

CarolineQuelle est la signification du « ET/OU » dans une liste d’ingrédient?

5 faits qui vous feront craquer pour les œufs

5 faits qui vous feront craquer pour les œufs

Si on se demande encore qui est arrivé en premier – l’œuf ou la poule ?, on sait depuis longtemps que l’œuf est l’un des aliments les plus faciles à intégrer dans notre alimentation. Malgré cela, on ignore trop souvent les bienfaits encapsulés dans cette petite coquille qui fait partie de notre vie depuis des siècles.  Démêlons le blanc du jaune.

Un aliment complet

Au royaume des aliments, l’œuf pourrait sans doute avoir sa franchise au cinéma. Un seul œuf de gros calibre contient 6 grammes de protéines et procure pas moins de 14 éléments nutritifs importants, dont du fer, du folate, du zinc et des vitamines A, D et E.  Et ce n’est pas tout! L’œuf fait partie des rares aliments à être considérés comme une protéine complète avec ces neuf acides aminés essentiels au corps humain, qui est incapable de les produire naturellement.

La vitamine B12 en bonus

En plus de ses nombreuses vertus de base, l’œuf contient de la vitamine B12, essentielle, entre autres, à la production de cellules sanguines saines et au bon fonctionnement de notre système nerveux. Puisqu’elle n’est présente naturellement que dans les aliments d’origine animale, l’œuf devient un complément alléchant à l’apport recommandé quotidien de ce nutriment.

Les œufs enrichis… ça sort d’où ?

Ne vous inquiétez pas, les œufs enrichis sont produits naturellement. Pour obtenir des œufs enrichis en oméga-3, on nourrit les poules à l’aide d’une alimentation qui contient des teneurs plus élevées de certains éléments nutritifs, dont de la vitamine D ou des oméga-3. On les retrouve ensuite dans leurs œufs.

Peut-il y avoir des traces d’hormones ou de stéroïdes ?

Soyez rassuré, vous ne trouverez pas de jaune d’œuf musclé dans les œufs que vous achèterez à l’épicerie. En effet, l’utilisation de stéroïdes et d’hormones est absolument proscrite par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Drôles de jaunes

Vous trouvez que les jaunes de vos œufs ne respectent pas toujours la même palette de couleur. Il ne faut pas s’en inquiéter. La couleur du jaune d’œuf est influencée par l’alimentation des poules. Ainsi, si une poule a un régime alimentaire à base de blé, elle pondra des œufs contenant des jaunes pâles. Si on lui sert plutôt du maïs ou de la luzerne, elle produira des jaunes plus foncés.

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Qu’est-ce que l’acide citrique?

Qu’est-ce que l’acide citrique?

« Pourquoi est-ce qu’il y a de l’acide citrique dans mes produits d’épicerie? »

Origine et utilisation

L’acide citrique est un acide végétal organique naturel. Il est obtenu à partir de la fermentation de solutions sucrées naturelles comme le jus de citron par exemple. Il a de multiples utilisations : additif alimentaire, acidifiant pour boissons et régulateur de PH.

« On met du jus de citron sur une pomme pour éviter le brunissement de celle-ci. Lorsqu’on regarde ça du côté de l’industrie alimentaire, on sait que l’ingrédient actif dans le citron est l’acide citrique alors l’entreprise peut faire de l’acide citrique et le rajouter dans un produit comme agent de conservation. » – Charmane Kuran de Santé Canada

CarolineQu’est-ce que l’acide citrique?

Les deux côtés de la médaille : Bon ou mauvais, les édulcorants?

Les deux côtés de la médaille : Bon ou mauvais, les édulcorants?

Le sucre contribue à la texture, à la couleur et au goût des aliments. Bref, il est indispensable en cuisine. Pour la santé ou le poids, c’est autre chose, d’où le désir de certaines personnes de le remplacer par des édulcorants. Mais ces substituts sont-ils réellement mieux? Naturels ou artificiels, ils ne font pas l’unanimité. Voici donc les deux côtés de la médaille des édulcorants.

Sucralose

Qu’est-ce qu’un édulcorant?

Le terme « édulcorant » désigne une substance qui donne une saveur douce à un aliment, qu’il s’agisse de sucre, de sirop de maïs, de miel, d’aspartame, de sucralose, de sorbitol, etc. On l’emploi toutefois plus souvent pour parler d’un ingrédient qui donne un goût sucré, mais qui fournit moins de calories que le sucre (ou pas du tout).

Les avantages des édulcorants

Les édulcorants comme l’aspartame et le sucralose ont un pouvoir sucrant jusqu’à 600 fois supérieur au sucre ordinaire. Ils ne procurent aucune calorie, soit parce qu’une infime quantité suffit ou parce que notre corps ne les digère pas. Les polyols, ou sucres alcools, comme le sorbitol, le maltitol et le xylitol, ont pour leur part un pouvoir sucrant très proches du sucre. Pourquoi sont-ils intéressants alors? Parce qu’ils procurent moins de calories et font moins augmenter la glycémie que ce dernier, et parce qu’ils ne favorisent pas la carie.

Dangereux pour la santé?

Il faut savoir qu’il existe plusieurs édulcorants de synthèse à travers le monde. Mais seuls ceux qui sont approuvés par Santé Canada peuvent traverser nos frontières. Pour recevoir une approbation, ils doivent avoir cumulé suffisamment de preuve de leur innocuité.

Santé Canada s’occupe également de fixer la dose journalière admissible (DJA) pour les différents édulcorants. Elle correspond à la quantité, par kilogramme de poids corporel, qu’une personne pourrait consommer quotidiennement toute sa vie durant, sans ressentir d’effets secondaires. Pour l’aspartame par exemple, un adulte de 70 kg (154 lb) pourrait consommer environ 18 cannettes de boisson gazeuse diète avant d’atteindre la DJA. Même s’il consomme plusieurs produits édulcorés à l’aspartame et qu’il cuisine avec Equal, il faut vraiment que l’aspartame soit omniprésent dans son assiette pour s’approcher de la DJA. Consommé modérément, il apparaît donc inoffensif.

Canette de soda

Effets secondaires de l’aspartame

Néanmoins, des centaines de personnes se plaignent chaque année auprès de Santé Canada et de la Food and Drug Administration (FAD) des États-Unis au sujet de l’aspartame. Ils lui attribuent maux de tête, étourdissement, troubles de la vision, tremblements, fatigue chronique et bien d’autres maux. Or, selon les deux organismes, aucun lien de cause à effet n’a été établi. Même s’il existe une variabilité entre les individus, il y a un principe fondamental à ne pas oublier : c’est généralement la dose qui fait le poison.

Sucre

L’aspartame, cancérigène?

Les experts ont évalué la littérature scientifique en 1980 et ont conclu qu’il n’était pas cancérigène. Régulièrement toutefois, des chercheurs reviennent sur la sellette en affirmant que ce substitut de sucre augmente les risques de cancer du cerveau. Chaque fois, leurs affirmations sont réfutées.

Si le statut de l’aspartame demeure controversé, celui de la saccharine et du cyclamate est clair et net, mais ce n’est pas positif! Ces deux édulcorants sont interdits dans les aliments en raison de leur potentiel cancérigène. Ils peuvent uniquement être vendus comme édulcorants de table, car il y a ainsi moins de risque de surdose. Petit conseil : abstenez-vous d’en consommer.

La meilleure solution : diminuer sa consommation de sucre

Les substituts de sucre rendent peut-être service aux personnes qui veulent s’offrir des petites douceurs sans soucis, mais ils ne sont pas « santé » pour autant. Ils contribuent à entretenir notre attrait pour le goût sucré et se trouvent généralement dans des aliments dont la valeur nutritive est discutable. Utiles les édulcorants? Parfois. Indispensables? Surtout pas!

D’un autre côté, même si certains sucres comme le miel ou le sirop d’érable contiennent davantage de vitamines et de minéraux, ce n’est pas une contribution importante dans le cadre général de l’alimentation. Du sucre, c’est du sucre, et la meilleure option serait plus d’en consommer avec modération.

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La psychonutrition : manger ses émotions… littéralement!

La psychonutrition : manger ses émotions… littéralement!

S’il est vrai que notre état d’esprit joue sur notre capacité à assimiler les aliments, ceux-ci peuvent inversement avoir un impact sur notre humeur, comme nous l’apprend la psychonutrition. Découvrez quels aliments privilégier pour la santé de votre corps et de votre esprit !

Psychonutrition

Crédit photo: Ariel Tarr

La psychonutrition, ça vous dit quelque chose? Il s’agit de la notion analysant les impacts de notre alimentation sur notre cerveau. Effectivement, certains aliments peuvent avoir des effets insoupçonnés sur notre humeur, pouvant même aller jusqu’à agir sur la dépression chronique. Voici quelques pistes de réflexion pour adapter son alimentation.

Dans une entrevue récente accordée à ELLE France, la psychiatre Claire Abusubul affirmait que « Les acides gras peuvent traiter la dépression – y compris la dépression post-partum ou saisonnière –, mais aussi les récidives ; un déficit altère au contraire les fonctions cognitives (apprentissages, mémoire…) et l’état émotionnel. » On aurait donc intérêt à les intégrer à notre alimentation. Pour ce faire, voici quelques aliments à privilégier :

 

  • Sardines
  • Maquereaux
  • Œufs
  • Graines de lin

Boost d’hormones grâce aux aliments

Puisque l’humeur est liée à l’activité des neurotransmetteurs, qui elle est influencée par la sécrétion de certaines hormones, vous gagnez à choisir des aliments qui peuvent favoriser la libération de ces hormones. On pense notamment à la dopamine et à la noradrénaline, impliquées dans votre niveau d’énergie et votre capacité d’apprentissage, de même qu’à la sérotonine et à la mélatonine, qui quant à elles, favorisent le sommeil, le calme et la sérénité. Quels aliments choisir dans ce cas?

  • Tout ce qui contient de la vitamine B6, nécessaire à la formation de sérotonine, mais également de la dopamine. On fait donc d’une pierre, deux coups.
  • Du riz brun et des pâtes de blé entier
  • Des viandes et poissons riches en protéines
  • Du chocolat à 70 % de cacao

Petite anecdote : en Angleterre, les autorités sont parvenues à réduire de 60 % les cas de violences à la sortie des bars en faisant grignoter aux jeunes fêtards nocturnes… du chocolat ! Signe que la psychonutrition a ses effets!

PsychonutritionOpter pour une alimentation anti-inflammatoire

Au-delà du problème neurologique, la dépression peut parfois être liée à une inflammation, qui, selon la Dre Claire Abusubul, est bien souvent causée par « un dysfonctionnement du système digestif : altération de la muqueuse intestinale, déséquilibre du microbiote… ». Il devient donc bénéfique d’adopter une alimentation anti-inflammatoire afin de préserver l’équilibre de la flore intestinale. Quels sont donc les aliments à privilégier?

 

 

  • Des fruits et légumes en grande quantité
  • Des légumineuses
  • Des algues

Bien que tous ces aliments ont des avantages sur votre santé, gardez en tête que l’important c’est l’équilibre et que le plaisir de manger ne doit pas être abandonné en cours de route. Il est important également de se rappeler que votre état d’esprit peut influencer vos comportements alimentaires. Pour en apprendre plus sur le sujet, nous vous conseillons de lire l’article de Francine Savard, thérapeute en optimisation physiologique.

La leçon à tirer de tout ça est que, quelles que soient les raisons qui vous poussent à choisir un aliment, assurez-vous que sa consommation se traduise par une expérience agréable.

CarolineLa psychonutrition : manger ses émotions… littéralement!

8 trucs pour mieux manger au quotidien

8 trucs pour mieux manger au quotidien

Petites astuces qui vous permettent d’améliorer votre alimentation, et ce, sous toutes ses facettes. | Par Mélanie Marchand

Fines herbesOn entend souvent que pour bien manger, il faut lire les étiquettes des produits qu’on achète et décortiquer les listes d’ingrédients et les tableaux de valeurs nutritionnelles. Ce n’est pas faux, mais une saine alimentation, c’est bien plus que ça! Lors de La Grande Conversation DUX, la chef Mélanie Marchand a donné quelques trucs hyper simples à appliquer au quotidien, pour une alimentation qui vous rendra fier!

 

 

 

À l’épicerie

  • Être sélectif sur les produits à acheter. Par exemple, privilégier des huiles d’olive pressée à froid, ce qui n’entraîne pas d’altération de l’huile et lui permet ainsi de conserver toutes ses propriétés.
  • Oser essayer de nouveaux produits, pour varier votre alimentation. Par exemple, des flocons d’algues qui se conservent longtemps et qui viennent agrémenter autant les salades et les bols poké, que les omelettes et les sautés.
  • Choisir des éléments que vous aimez. Vous vous assurerez de les utiliser.

 

En cuisine

  • Prendre le temps de cuisiner des compléments de recettes et des bases. En préparant une grosse salade pendant que votre repas cuit, par exemple, vous aurez des accompagnements pour le reste de la semaine. Si vous faites cuire du riz, doublez la recette, il vous en restera pour un autre souper, ou pour un lunch.
  • Mettre votre pot d’herbes fraîches dans une assiette creuse ou un bol et arroser directement dans l’assiette ou le bol plutôt que directement dans le pot d’herbes fraîches, afin de bien nourrir les racines. Vos herbes resteront belles plus longtemps et vous éviterez de les perdre tôt en saison.

 

Pour limiter le gaspillage

Sirops maison

  • Zester les agrumes au complet. Laisser ensuite le zeste sécher dans un petit bol sur le comptoir pendant deux jours et le mettre ensuite en pot. Il peut être utilisé comme assaisonnement.
  • Récupérer le jus des agrumes dans un bac à glaçons et faire congeler. C’est parfait pour rafraîchir un verre d’eau, une limonade ou un jus de fruits, à siroter tranquillement au soleil.
  • Garder les fruits et légumes ramollis et vos épluchures pour faire des purées et sirops. Ils pourront ensuite être ajoutés à une eau pétillante, ou même à une vinaigrette, une soupe ou un gâteau, dépendamment de la saveur obtenue.

Et vous, quels sont vos trucs pour bonifier votre alimentation au quotidien? Consultez notre site web régulièrement pour y trouver d’autres trucs et astuces!

Caroline8 trucs pour mieux manger au quotidien

1 aliment, 3 façons : l’asperge du Québec

1 aliment, 3 façons : l’asperge du Québec

Réinventer, réinterpréter, redécouvrir, plusieurs synonymes qui devraient vous faire aimer notre chronique! | Par Mathilde Condrain-Morel

Élégante et élancée, goûteuse et vitaminée, l’asperge du Québec refait son apparition dans nos assiettes! Pour vous donner une dose d’inspiration et pour vous inciter à l’ajouter à vos repas, on vous présente trois façons différentes de cuire l’asperge.

  1. VAPEUR

La cuisson vapeur de l’asperge se fait rapidement et a l’avantage de limiter la destruction des vitamines et l’altération de cet aliment délicat. Comme il n’est pas nécessaire d’ajouter un corps gras pour cette cuisson, vous bénéficierez d’un légume craquant et léger, dont la teinte verte éclatante vous fera envie!

  1. GRILLÉE

Faire griller les asperges, c’est leur conférer un petit goût fumé et une rondeur bien agréable. Vous pouvez parer vos asperges, les huiler, les assaisonner et les étaler sur une plaque à cuisson que vous enfournerez pendant 10 minutes en sélectionnant l’option « gril » de votre four. Toutefois, en saison estivale, la cuisson sur le barbecue vous évitera de surchauffer votre cuisine. Un petit truc : piquez vos asperges sur des bâtons à brochettes pour faciliter la manipulation et éviter des les perdre entre les grilles du barbecue.

Plaque-repas

3. EN PAPILLOTE

Ici, vous obtiendrez une asperge plus juteuse et charnue, gorgée des saveurs de votre papillote. Pour créer celle-ci, vous pouvez utiliser du papier d’aluminium, mais c’est aussi possible d’utiliser une alternative végétale, comme des feuilles de chou ou de poireau. Ajoutez de l’eau ou du bouillon que vous aurez assaisonné avec les aromates de votre choix.

Bonne dégustation!

Caroline1 aliment, 3 façons : l’asperge du Québec

L’assiette entre nos mains

L’assiette entre nos mains

Le monde des innovations bouillonne pour valoriser nos aliments et, au final, nous aider à manger mieux. Aperçu de trois initiatives, gagnantes des Grands Prix DUX 2019, permettant de mieux comprendre et connaître ce que l’on met dans notre assiette. | Par Catherine Lefebvre, nutritionniste

Il est bien connu que la traçabilité des aliments qui composent notre assiette est un allié précieux pour savoir d’où proviennent nos aliments, qui les a produits et comment ils ont été cultivés. Cela nous permet non seulement de leur accorder d’autant plus de valeur, mais aussi de les choisir avec grand soin pour le bien de notre santé, de l’environnement et des gens qui nous nourrissent. Tel que vu dans le magazine LE must, voici trois initiatives qui abondent dans ce sens.

Poussés par un vent de changement

Un peu partout au pays, des agriculteurs et des éleveurs transforment notre système alimentaire, de manière à nous rapprocher de la terre de chez nous et de reconnaître davantage tout le travail qui se cache derrière les aliments que nous mangeons chaque jour. Du même coup, cela nous invite chaleureusement à choisir leurs produits ou à parler de leur projet pour encourager leur démarche et réfléchir à nos propres choix alimentaires.

Élevé par un producteur canadien

Élevés chez nous, pour nous

Comme nous avons pu le constater aux Grands Prix DUX de cette année, des programmes existent et se démarquent pour assurer la traçabilité des élevages. C’est le cas du programme Élevé par un producteur canadien, des Producteurs de poulet du Canada, gagnant du prix Producteur. Le programme a son propre logo qui permet aux consommateurs de s’assurer de la provenance du poulet qu’ils achètent et de confirmer que celui-ci est élevé selon des normes strictes, basées sur les normes de pratiques élevées du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage (CNSAE). Il n’y a pas si longtemps, il était presque impossible de connaître la provenance et la méthode de pêche d’un poisson, par exemple. La traçabilité a fait un pas de géant dans ce secteur au cours des dernières années. Et c’est tant mieux !

Des leçons de jardinage

À plus petite échelle, une bonne façon de comprendre l’importance de l’agriculture est d’avoir les mains dans la terre. Il n’est donc pas étonnant de voir pousser de nombreux projets d’éducation en alimentation et en agriculture urbaine dans les établissements scolaires. Prenons l’exemple de la Techno-ferme du Collège Villa Maria à Montréal, qui a remporté le Grand prix DUX
2019 de l’Entreprise non alimentaire – Institution dans la catégorie Projets.

L’idée est pleine de sens. La Techno-ferme comprend des lopins de jardin, des installations agricoles expérimentales et un programme de compostage. L’espace permet aussi d’intégrer des notions de science et de technologie enseignées dans les cours théoriques. Quoi de plus valorisant que de manger des aliments frais et locaux qu’on a fait pousser soi-même ? Et en plus de promouvoir de saines habitudes alimentaires chez les adolescents, l’initiative se donne comme objectif de partager avec la communauté en distribuant une partie des récoltes aux banques alimentaires avoisinantes. Voilà une belle leçon d’économie circulaire !

Joindre l’utile au cultivable

Le projet d’agriculture périurbaine Cultiver l’Espoir de l’organisme Regroupement Partage met à profit des terres cultivables non ou sous exploitées en faisant appel à de jeunes décrocheurs en réinsertion sociale. Résultat ? Ils ont produit pas moins de 120 tonnes de légumes racines biologiques ! Ainsi, un peu plus de la moitié (55 %) des choux, des carottes et des rutabagas récoltés ont été distribués dans les banques alimentaires avec lesquelles l’organisme collabore. Le reste des récoltes a été vendu en épicerie à un prix similaire à celui des mêmes légumes non biologiques. Sans surprise, ce projet est avantageux à plusieurs égards. Il permet notamment de :

  • nourrir 60 000 familles montréalaises dans le besoin
  • favoriser l’accès à des aliments biologiques et locaux
  • protéger des terres agricoles et ainsi améliorer l’autonomie et la souveraineté alimentaire des Montréalais.
  • encourager les consommateurs à cuisiner les légumes racines, des dégustations sont proposées aux bénéficiaires des banques alimentaires partenaires.

Pour la saison 2019, la superficie de la culture a été augmentée et un quatrième légume a été ajouté : la betterave biologique.

CarolineL’assiette entre nos mains

Programmation de La Grande Conversation

Programmation de La Grande Conversation

Marie-France BazzoLa Grande Conversation DUX a lieu dans moins d’un mois et la programmation a enfin été dévoilée! Vous ne voulez pas manquer cet événement, animé par Marie-France Bazzo, où vous aurez l’heure juste sur les grands enjeux touchant votre alimentation.

Voici donc à quoi ressemblera cette journée riche en discussions :

 

 

 

 

9 H 00 | CONFÉRENDE D’OUVERTURE

BLOC 1 : LE PANIER D’ÉPICERIE DÉMYSTIFIÉ

9 H 30 | Les produits industriels transformés : la fin de l’authenticité?

10 h 10 | Étiquettes et listes d’ingrédients : que nous apprennent-elles?

11 h 10 | La valeur des aliments : réelle, perçue et méconnue!

12 h 00 | DÉMO CULINAIRE

BLOC 2 : LE CORPS A SES RAISONS QUE LES TENDANCES IGNORENT

13 H 00 | Besoins et fonctionnement de notre corps : sommes-nous déconnectés?

14 h 00 | Le Guide alimentaire canadien au quotidien

BLOC 3 : L’AVENIR DE LA PLANÈTE DANS NOTRE ASSIETTE

14 h 30 | Les impacts de l’alimentation sur l’environnement : quelles pistes privilégier?

15 h 20 | L’achat local : mieux le comprendre

16 h 10 | Les emballages alimentaires : un mal nécessaire?

CarolineProgrammation de La Grande Conversation