10 mythes sur l’alimentation

La plupart d’entre nous font partie de ceux qui consomment des aliments sans les produire. En raison de notre relation intime avec ce que nous mangeons et des impacts que cela peut avoir sur notre santé et sur l’environnement, les gens se préoccupent de plus en plus de ce qu’ils retrouvent dans leur assiette. Voici dix mythes à observer lors de vos prochaines courses de ravitaillement, question d’être mieux informé, une bouchée à la fois!


1- Bien se nourrir (alimentation saine) coûte cher

C’est vrai que la facture du panier d’épicerie est en croissance. On prévoit d’ailleurs que la famille canadienne moyenne aura dépensé environ 12 180$ en nourriture cette année. Il s’agit d’une augmentation de 434$ par rapport à 2018. On estime aussi que la facture continuera de croître de 2% à 4% en 2020. En contrepartie, les consommateurs québécois ont la chance d’avoir un des paniers d’épicerie les moins chers au monde. De plus, ils profitent d’une gamme de produits très diversifiés et de grande qualité. Par ailleurs, selon les chercheurs de Harvard, une alimentation saine coûte 1,50 $ de plus par jour, par personne, en comparaison avec la malbouffe.

2- Les agriculteurs sont contraints d’utiliser de vieilles techniques

Les agriculteurs s’adaptent, modifient leurs pratiques et ont accès à une technologie de plus en plus performante. Aux dires du MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec), l’innovation est un facteur de croissance dans le secteur agricole. Celui-ci évolue et s’adapte sans cesse aux besoins des consommateurs que nous sommes devenus.

3- L’agriculture urbaine, une simple mode

L’agriculture urbaine découle de la demande grandissante des citoyens pour des aliments produits localement et pour une agriculture de proximité. En plus de créer un embellissement urbain, elle réduit les îlots de chaleur. Elle maintient aussi  une certaine biodiversité puis rapproche le producteur du consommateur. Selon des données parues cet été, on compterait 50 exploitations agricoles situées hors des zones agricoles. Parmi elles, 28 sont spécialisées en production maraîchères et huit en micro pousses.

4- La production industrielle est de moindre qualité que la production artisanale

L’authenticité d’un produit n’est pas proportionnelle à la quantité de production et la taille du bâtiment dans lequel il est fabriqué. Il  est plus liée au respect de l’ensemble des ingrédients qui le compose et la méthode de production utilisée.

5- Le Québec n’est pas très avancé en matière de bien-être animal

Au Québec, la Loi sur la protection sanitaire des animaux précise les conditions et les soins de base qui doivent leur être offerts pour assurer leur bien-être et leur sécurité. Il existe également une législation fédérale encadrant les normes relatives au transport des animaux. Le Québec est passé de l’avant-dernière à la sixième place dans le classement de l’Animal Legal Defense Fund en 2016.

6- L’agriculture est un métier d’hommes

L’image d’une personne travaillant à la ferme ou dans un domaine lié à l’agriculture est souvent celle d’un homme. Toutefois, au Canada, les femmes sont de plus en plus présentes dans cette industrie. Elles représentent une proportion grandissante des exploitants agricoles. Selon les chiffres les plus récents du MAPAQ, elles étaient un peu plus de 11 800 à détenir des parts dans une entreprise agricole. Cela représente 27% de l’ensemble des propriétaires de ce type d’entreprise.

7- La plupart des fermes au Québec n’appartiennent plus à des familles

Encore aujourd’hui, la famille est le principal moteur de l’agriculture québécoise et près de 95 % des fermes sont familiales (selon le dernier recensement de l’agriculture). Entre 1963 et 2017, les fermes ont subi plusieurs transformations. En moins d’un demi-siècle, elles sont passées de petites exploitations autosuffisantes à de véritables entreprises.

8- Les œufs bruns sont plus nutritifs que les œufs blancs

Il faut savoir que les œufs blancs et les bruns ont la même valeur nutritive et le même goût. La seule différence entre les deux ? C’est la couleur de la poule. Les œufs ayant une coquille brune proviennent de poules au plumage brun. Ceux qui ont une coquille blanche sont issus de poules blanches.

9- Il n’y a pas de relève en agriculture

Quelque 8 000 jeunes agriculteurs sont actifs au Québec. Les entreprises qui ont une relève représentent 22 % de l’ensemble des entreprises agricoles québécoises. Les exploitants âgés de moins de 35 ans ont représenté une plus grande part du total des exploitants. Leur nombre a augmenté pour passer de 24 120 en 2011 à 24 850 en 2016.

10- Le lait de vache est rempli d’hormones et d’antibiotiques

Pour des raisons de santé et de bien-être animal, le Canada interdit l’utilisation et la vente d’hormones de croissance artificielle, notamment la somatotrophine bovine recombinante. Celle-ci est utilisée pour stimuler la production laitière.


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