Le COVID-19 et mon épicerie

Coronavirus oblige, les consommateurs sont inquiets. Leurs questions sont nombreuses et, en raison des ouï-dire et des réseaux sociaux, les réponses qu’on leur donne ne sont pas toujours justes. LeDroit.com a donc validé certaines informations auprès du chimiste Normand Voyer.

Mes achats faits à l’épicerie peuvent-ils être contaminés par le coronavirus?

Oui. Le 24 février dernier, une étude sur la stabilité du virus sur des surfaces sèche publiée dans le New England Journal of Medicine montrait que le coronavirus était détectable jusqu’à 24 heures sur du carton et jusqu’à trois jours sur une surface d’acier inoxydable ou de plastique. Il est donc possible de retrouver des traces du virus sur les emballages des aliments qui viennent de l’épicerie. Bien que l’étude ne le démontre pas, il est à supposer que le virus pourrait résister un certain temps sur les fruits et légumes.

Quoi faire pour minimiser mes chances d’attraper le virus à mon retour du supermarché?

En arrivant à la maison, première chose à faire, vous lavez les mains. Si vous le désirez, il est possible d’effectuer un lavage de vos emplettes en faisant usage d’un savon doux puis de les laisser sécher avant de les ranger. En guise de protection supplémentaire, vous pourriez conserver vos produits emballés dans du carton dans un endroit à part avant de les ranger 48 heures plus tard.

Mais est-il vraiment nécessaire de laver nos aliments en revenant de l’épicerie ?

Non. S’il est évident que laver votre épicerie peut diminuer les risques, le lavage de celle-ci a plus de chance de faire diminuer votre stress que d’attraper le virus. En effet, le risque d’être contaminé de cette manière est très mince. En effet, les virus ne sont pas des micro-organismes vivants, comme les bactéries ou les moisissures. Ils ne peuvent donc pas se multiplier tous seuls. Pour se faire, ils ont besoin de se loger dans les cellules d’un être vivant. Ainsi, lorsqu’ils atterrissent sur une surface telle du plastique ou du carton leur concentration va toujours en diminuant.

Par ailleurs, si la quantité de virus que l’on retrouve dans les expectorations d’une personne malade est énorme, elle sur ses mains est déjà moindre. Et si la personne vient de se laver les mains selon les règles du 20 secondes, cette quantité devient nulle.

Que faudrait-il pour qu’un produit d’épicerie me rende malade?

Il faudrait beaucoup d’étapes, et donc autant d’étapes que la séquence de transmission s’interrompe.

Voici un scénario catastrophe :

  • Une personne porteuse du virus va ou travaille à l’épicerie;
  • Cette personne projette le virus dans son environnement ou avec ses mains non lavées;
  • Le virus atterrit sur le produit que vous achetez et que le virus soit encore présent sur le produit au moment de votre achat;
  • Que vous ayez oublié de laver vos mains après avoir rangé votre épicerie au moment où le virus est encore présent sur le produit;
  • Que vous ayez mis vos mains non lavées sur votre visage après avoir touché à un produit où le virus était encore présent;
  • Que le virus passe de votre visage à vos voies respiratoires
  • Que le virus se multiplie dans celles-ci.

La meilleure solution pour ne pas être infecté à l’épicerie est de pratiquer la distanciation sociale et de procéder au lavage des mains.

Y a-t-il une précaution spéciale que je dois prendre avec les fruits et les légumes ?

Si vous avez l’habitude de les rincer à l’eau tiède, non. Sinon, faites-le. C’est une habitude à prendre en tout temps.

Est-il possible qu’on nous dise, un jour, qu’il faudra laver notre épicerie ?

Avec les recherches actuelles, rien ne l’indique, mais suivez les consignes émises par les autorités. Peut-être changeront-elles.


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